Il est évident que les duels à mains nues remontent à fort longtemps. Ils sont déjà peints sur des reliefs datant des premiers temps de l’Antiquité, montrant parfois l’utilisation de protections pour les mains, assimilables à des gants de boxe. Les combats de poing n’ont certainement épargné aucune contrée. On en retrouve les traces, en Mésopotamie, Égypte Antique, Assyrie, Babylone et Asie Mineure.
L’assimilation de ces activités de force et dextérité, en tant que sport, se fera grâce aux jeux panhelléniques, en Grèce Antique. Deux branches existent alors : le pugilat et le pancrace. Le pugilat n’autorise que l’utilisation des poings, tout comme la boxe anglaise. Le pancrace permet les coups de pieds et les prises de lutte, comme dans l’actuelle boxe française et boxe thaï.
Rome fut ensuite le théâtre de l’âge d’or du pugilat, allant jusqu’à autoriser des bandelettes de fer autour des protections en cuir.
Au XVIIIe siècle, les parieurs reprirent le modèle du pugilat pour organiser des combats réguliers. L’anglais James Figg – d’où le nom de boxe anglaise – et Jack Broughton marquèrent cette période. Ce dernier remporta plus de 400 combats à mains nues. Cependant, il fallut une tragédie – la mort de son dernier adversaire – pour qu’on exige d’instaurer un règlement à ce sport, devenu trop violent pour cette ère.

